vendredi 29 août 2008

Dieux 101, les chanceux !

.
Depuis cette semaine, les étudiants québécois auront droit à un cours socialement et culturellement très évolué : cours d’éthique et de culture religieuse.

Ils feront un survol de toutes les religions qui leur donnera un aperçu de la totalité des croyances de cette belle planète souvent divisée par des concepts théologiques inventés de toutes pièces par l’homme. En fait, il s’agit là d’un excellent cours de philosophie, ce que devrait être tout cours de religion…

Certains s’en offusquent, moi j’appelle ça une société laïque ouverte et libre qui donne les outils nécessaires à nos nouveaux «citoyens du monde» pour choisir librement. Voilà une belle façon de leur apprendre à ne pas juger autrui en leur montrant que chaque religion peut être à la fois pleine de sagesse mais aussi loufoque par moments.

Avoir le droit de choisir en toute connaissance de cause, voilà qui est fondamental…

Même le dalaï-Lama encourage cette initiative et prévoit visiter le Québec en 2009 pour discuter de ce nouveau programme.

Preuve que le Québec est bel et bien une terre ouverte et unique, le principe d’acceptation et d’harmonie religieuse dans le monde que prône le dalaï-lama est un des piliers de cette nouvelle approche et risque de «faire des p’tits».

l’article de La Presse ce matin...

lundi 18 août 2008

Village people : ces clowns meurtriers

.
On ne cesse de dire que le taux de suicide chez les jeunes homosexuels est encore trop élevé. Le défilé servirait dit-on à faire accepter l’homosexualité et la démystifier.

La thématique du défilé de cette année frappait en plein dans le mille : le cirque.

Est-ce qu’on peut vraiment croire que les jeunes homosexuels (entre guillemets) «normaux» auront le goût de vivre quand les images qui leur sont projetées du milieux sont aussi ridicules et prétexte au travestisme.

J’ai eu bien du mal à sortir de la garde-robe et croyez-moi si j’avais vu des images du défilé et déambulé dans le village gai à cette époque, je crois que j’y serais encore. J’aurais peut-être même cimenté la porte du placard pour être certain que ces clowns meurtriers ne me trouvent pas.

Ironiquement, ceux qui veulent aider ces jeunes à vivre sont peut-être les assassins de la majorité d’entre eux.

D’un autre côté, on parle rarement des gais (entre guillemets) «normaux» qui deviennent les «hors ghetto» pour vraiment exprimer qu’ils sont différents des autres augustes dont le maquillage cache la tristesse d’un être léger.

Ces clowns oubliés sont des clowns blancs sans maquillage qui font des merveilles pour la cause en se mêlant au reste de la foule dans le chapiteau de la vie.
.

mercredi 6 août 2008

9 août 2008 : journée nationale du grand (re) passage

Le lavoir de l'avoir
ou
les êtres de l’être



Cycle de remplissage :

Encore une fois la journée du lavage...

Simplifiée, amplifiée, ma situation m'offre la possibilité de me payer une heure et quart de pause à chaque semaine, voire même plus.

Comme je n'ai pas de place dans mon petit appartement pour posséder le chic duo laveuse/sécheuse, c'est Bobette qui m'accueille à bas ouverts pour y laver mon fond de culotte sans y laisser ma chemise.

Depuis maintenant plus de trois mois, je viens ici, chez Bobette, un endroit culotté qui ressemble à la conception que j'avais d'un lavoir de rêve. Sourire servi à l'entrée, décor affiché des événements culturels du quartier, ventilateurs bienveillants séchant mon front en sueur que je préfère ne pas faire tourner dans une des grandes sécheuses pour ne pas le faire rapetisser. Bobette est un Éden anti-statique où émane en permanence l'odeur d'une corde à linge qui serait tendue au dessus des ruelles de la rue Duluth. Cette visite hebdomadaire au paradis me fait du bien.

Aujourd'hui mon compagnon de toilettage textile n'est pas un livre, c'est Cosmac, mon portable.

Blanc de lune, avec en fond d'écran l'image de mon jumeau cosmique arborant un air suspect dans l'église des Trois-Pistoles, mon Cosmac-book fait office de carte de voeux que je n'écrirai pas ni n'enverrai à celui qui fût un jour l'être aimé et dont c'est l'anniversaire bientôt.

Cycle de lavage :

Je veux avant tout faire partir de mes tissus cervicaux et coronariens cette tache qui a détruit mon plus belle paire de «jean» pour en faire en un temps record un horrible canevas inconfortable. Un mois de brassage sur le cycle «Hard-Wash» et des dizaines de trempages dans l'acide de la batterie alimentant un Jeep kaki.

J'ai été chassé maintes fois d'une maison qui m'appartenait pour satisfaire les pulsions d'un néo-libertain-gay qui rêvait depuis toujours de s'envoyer en l'air sur une webcam, un dildo à la main et une souris dans le cul... Say Cheese ! Le p'tit oiseau sorti, on te regarde dans ton plus simple appareil !

Parce que j'étais tombé amoureux d'un être de lumière, mais aussi parce que ma liberté avait un prix, mon «nouvel ex» devait me faire voir les ténèbres...

Une expérience assez traumatisante.

Cycle de rinçage :

Étrange comme le détergent peut avoir des odeurs faussement propres même carrément désagréables parfois. Comme si une nausée gratuite était incluse dans chaque bouteille. L'ourson Snuggle me donne toujours cette envie de vômir... son slogan semé à tous vents : Je suis un ours plus blanc que blanc !

Yeah, right !

Un cycle fatal débuta à la signature de l'offre d'achat. Après trois mois de cohabitation pacifique, un ex peut devenir ex-écrable l'instant d'une signature sur un contrat apporté par un agent d'immeuble dont la mignardise devait en principe compenser pour le manque d'intelligence et d'efficacité.

À cet instant précis, j'ai vu Satan dans les yeux de celui qui fut mon conjoint pendant plus de onze ans... la bestiole comme nous nous plaisons à l'appeler mon jumeau et moi... 66,6 dollars ont suffi à provoquer l'écume au coin de la lèvre d'un être devenu mesquin. Voyant une occasion en or de s'enrichir, il décida de se payer à même la caisse pour ces onzes années de dur labeur assis devant l'écran à se cultiver quotidiennement, dévorant pour ce faire les riches dialogues de Virginie. Une aide précieuse ayant fait fructifier son énorme mise de fonds de 5$.

Les ententes faites chez la notaire à une époque où le linge sale n'était pas encore lavé en famille n'appaîsèrent pas l'appétit de ce cashivore enragé s'engageant à me lapider à coup de tomates et d'avocats. Il fit ce que doit, tenta de me schyzo-réduire à l'illogique, édulcorant mon apport à quelques mois de vache maigre où j'avais soit-disant assoupli le fond des poches communes pour lesquelles il avait si dûrement travaillé en tant que laveur de chocolat dans une usine de barres tendres.

Il en oublia que l'argent dépensé servait à lui fournir un somptueux décor griffé et à acheter côtes de cerf et doux papier qui servaient respectivement à lui engraisser et lui dégraisser le cul.

Cycle d'essorage :

C'est le cycle qui coûte le plus cher selon moi chez Bobette. Sur un dollar soixante quinze la brassée, je suis certain qu'un dollar cinquante est requis pour tordre mes beaux draps et faire fondre les caribous pur nickel en les transformant en énergie centrifuge. Un Kill Bill «low budget» ayant manqué de colorant pour rougir le sang expulsé hors des tissus...

Et les boyaux fûrent tordus jusqu'à plus soif, la bête après avoir encensé l'homme nouveau, le traitait maintenant d'affreux arabe onze-septembrien-difforme en prenant bien soin de trucider la muse au passage. Il perça le matelas de mon sommeil paisible en me brûlant de la braise de sa cigarette au petit matin. Son voeux alors : que je sombre dans la maladie comme je l'avais fait auparavant... je le méritais selon lui.

Suite aux conseils de Yostrich, l'amérindienne devenue son amie parce qu'il était le plus facile à manipuler des deux, il avait réclamé que je sois écartelé et évidé à la gloire de ses nouveaux disciples qui passaient faire la fête, respirer le gyproc, ou ensemencer la plante verte à tour de rôle (ou en groupe) dans ce qui avait jadis été ma maison.

Et je me tus car je n'eus pas le choix. J'étais fautif, j'avais quitté celui qu'on ne quitte pas : l'ogre sir Avidus deGrandblé.

Séchage :

Je suis aujourd’hui encore assis chez Bobette devant l'oeil immense de la sécheuse industrielle à chargement frontal qui m'observe en tournant et dans lequel je m'observe aussi. Et je pense en moi même : Je suis certainement le plus lucide, le plus indépendant et le plus fier de ses trois ex... mais aussi le moins vivant.

Oui, mon ex-conjoint est un tueur à gages, il tue pour de l’argent. Il m'a assassiné pour 28 dollars. Avec cet argent mal acquis, Il a fait dessiner sur sa peau vieillissante et maintenant déshydratée un symbole de grande élégance, tatouage qui je le souhaite lui provoquera des démangeaisons pour ses années restantes à vivre, lui rappelant son homicide.

Moi, à chaque semaine, je viens chez Bobette javeliser ma vie. Je blanchis mes souvenirs pour enfin espérer trouver le repos éternel. Je fais tourner mon drap blanc de fantôme dans les machines de mon beau lavoir.
.

vendredi 1 août 2008

Village People (USA2)

.
Gay Pride Montréal 2008 : tristement gais les clowns.

Ils se sont battus à coup de dollars les polichinelles,
Secret mal gardé, vin rosé pour médias sensationnels,
2008, la fierté se sépare en deux putes évidées,
Miroir cassé, junkies addicts de plaisirs instantanés.

Pendant ce temps les clowns dansent, inconscients,
Bien endormis dans leurs raves insouciants,
Supporteurs de camouflage, l’ecstase fait oublier,
Que la guerre assassine femmes, enfants et gais.

Mais si Jean-Paul Gaultier proclame...
Jean Paul Gaultier proclame !

Et le camouflage fût mais...
On te voit encore le niais.
Tu portes l’uniforme, t’uniformise,
Et sur ce morbide sundae la cerise :
Tu clames ta différence sans te douter,
Que t’es copie plate du gai d’à côté.

Et t’en ajoute, tu te trouves viril,
Cuir, tatouages, muscles et taches d’huile.
L’habit ne fait pas le moine Ô...
... si tu quittes ton ghetto,
Ton image tombe à l’eau,
T’es toujours un p’tit oiseau.

Mais si Tom of Finland proclame...
Tom of Finland proclame !

La pub possède ses esclaves naïfs et soumis,
Qui suceraient Dennis Nilsen pour un sac Armani.
Pendant que Molson coule sur l’or,
Les Dry Queens sèches boivent encore.

Adulons-les, saoules reines de la nuit,
Sinon vils homophobes je vous dit,
La nouvelle religion fière-à-bras,
du politiquement correct vous châtiera.

Car si la loi proclame...
Le gai réclame !

Il réclame le mariage,
Pour réclamer le mariage.
Il n’y croit pas, il fait ce que doit :
Avoir le droit d’avoir le droit,

Le droit à sa cage instaurée
Par la salope catholique dorée,
Qui maudit le port du condom,
Encore cent sacrifices humains au Gabon.

Mais si le SIDA le réclame
Le SIDA le réclame !

Oubliant que sous la jupe de ce pape obtus,
Bien des prêtres, la bouche pleine, se sont tus,
Goûtant la bite de ce soit disant berger,
Qui condamne le premier...

et les clowns dansent sur des drôles de musiques,
Dans l’État Inconscient d’Amérique,
Sur désaccord en si : majeur pointé.
Si au moins j’étais fier d’être un gai.
.