mardi 30 septembre 2008

Montreal - La Marsa

Il ne reste que deux semaines... environ 15 dodos avant de connaître Tunis, Carthage, Sidi Bou Saïd et surtout La Marsa... Je vais enfin rencontrer chez-lui ce peuple qui, dans ses gestes et ses pensées, ressemble tant au peuple québécois. La vie de tous les jours, le nightlife, la rigueur du désert et la beauté de la Méditéranée, la censure et les voix qui s’élèvent haut, les conventions et le modernisme, épicure et ses chaînes, la religion et la libre pensée, je comprendrai l’essence même de ce qui est ancré au plus profond de celui que j’aime, ce qui l’a façonné... son pays, sa famille.

Avec une escale de 4 jours à Paris, mon monde changera au gré des rencontres et des lieux habités.

Comme toujours je ne pourrai pas m’empêcher de bloguer. Photos, textes, impressions et histoires inspirées et possiblement extraits videos. La position du visionnaire sera bientôt enrichie d’une expérience humaine nouvelle pour moi. L’autre continent, celui de l’autre, un lieu autre.

J’espère que vous voyagerez avec moi, vous êtes les bienvenus, j’ai une place pour vous dans «mon bagage».
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jeudi 25 septembre 2008

Dans la gueule Harper !!!

Je dédie cette vidéo à Stephen Harper. Un coup dans la gueule à celui qui ne voit pas un peu plus haut… un peu plus loin que le bout de son nez !

Une mise K.O. à grand coup de cordes vocales de Céline Dion, mais surtout de Ginette Reno qui avait fait sienne cette chanson dès 1975 sur le Mont-Royal.

Quel con voudrait faire taire une nation dont la voix s’élève si haut et si loin ?




(Vidéo extraite du spectacle de Céline Dion lors des festivités du 400e de la Ville de Québec)
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Parc Séléné IV

Un soir de pleine lune, croyant avoir aperçu une déesse agitant un voile diaphane sur un monticule de pierre d’un des bassins de Parc Séléné, un touriste persan du nom de Alhazen, approcha du bassin, charmé par la belle qui ondulait gracieusement.

Ayant mené dans sa carrière plusieurs recherches sur l’optique géométrique et ayant donné son nom à un cratère lunaire qu’il avait découvert, Alhazen était un scientifique de renom et en connaissait beaucoup sur la vision et ses illusions parfois trompeuses.

Toutefois en s’approchant d’elle, il eût la certitude que cette déesse était bien réelle. Elle dansait, faisant tournoyer sa robe colorée et agitant son voile ajouré sous la lumière de la lune et sur une musique qui semblait être composée pour elle par l’eau de la fontaine du bassin. Il décida d’aller la rejoindre dans sa danse et s’avança dans l'eau du bassin en ayant pris soin d’enlever ses chaussures.

Alors qu’il escaladait le monticule pour rejoindre la belle qui maintenant lui souriait en lui tendant les mains, il fût en une fraction de seconde absorbé par la pierre grise.

Le dimanche après-midi suivant, le maire de la ville tint une conférence de presse dans Parc Séléné pour souligner ce don magnifique qu’un artiste anonyme avait fait à la ville sans même en informer qui que ce soit.

Au milieu du bassin trônait sur le monticule de pierre une sculpture représentant un homme et une femme de taille réelle regardant vers le ciel.

On pouvait lire, gravé dans la pierre le titre de l’oeuvre : «Forever dancing by the light of the moon...».

Parc Séléné III

Envoyé par son patron pour investiguer sur les nombreuses disparitions s’étant produites dans Parc Séléné, un journaliste de talent établi à Grandoeil et d’origine greco-tunisienne se rendit sur le terrain pour recueillir les informations nécessaires à l'écriture d'un article.

Condis Troudi était à l’emploi du quotidien The Razette depuis maintenant plus de six mois et on ne lui avait toujours pas assigné de photographe. Il devait donc prendre les clichés des lieux lui-même.

Arrivé tard dans Parc Séléné, il décida de prendre quelques clichés de nuit pour s'impregner des lieux et peut-être entrer en communion avec ce parc qui devait porter le nom de Séléné pour sa beauté prenant une ampleur particulière la nuit venue.

Il sortit son pied de caméra et fit les ajustement nécessaires pour prendre des photos aussi claires que possible. Il remarqua que son ombre ne reflètait pas les formes habituelles. Le pied de caméra était très net mais son ombre à lui semblait prendre la forme d'un cheval. Il trouva l’effet d’optique assez cocasse.

Il prit un premier cliché du Parc qui ce soir là était habité d'une fumée créée par des feux s'étant tenus une heure auparavant lors des festivités à la fête foraine. Cette fumée donnait à Parc Séléné un air différent à la photo que Condis y prit et les autres qui suivirent, comme si il s’agissait d’un autre endroit mystérieux et étranger.

Après avoir pris quelques images des lieux il vit une dame d'un certain âge qui était assise sur un banc. Il décida de la prendre en photo pour ensuite aller lui poser quelques questions pour son article et par la même occasion lui demander l'autorisation de publier l'image. Il ajusta l'obturateur de son appareil et appuya sur le déclencheur. Sur l'écran de sa caméra numérique, il regarda la prise de vue. À sa grande surprise, le banc était vide.

Il leva les yeux pour constater que la dame n'y était plus. Il crut d'abord qu'elle avait quitté son banc alors qu'il ajustait son appareil mais constata que les alentours n'offraient pas à la dame les moyens de quitter son champ de vision aussi rapidement. Il trouva la chose bien étrange et se demanda par quel miracle elle avait pu se produire. Il décida de rechercher d'autres gens pour leur parler et essayer de comprendre ce qui s'était passé.

Il vit de l'autre côté du bassin un homme qui semblait être un itinérant. Il crut bon d'aller lui parler croyant que ce dernier allait, par sa connaissance du quartier, lui donner des indices sur ces mystérieuses disparitions dont il croyait lui aussi avoir été témoin.

L'itinérant avait un visage très singulier. Assis sur un cube de béton juste à côté d'un abreuvoir sous la lumière d'un lampadaire, il offrait à l'oeil du journaliste devenu photographe une image qui exprimait toute l'humilité et l'humanité du sujet. Il décida de ne pas le déranger tout de suite et de prendre cette photo qui serait sans doute une oeuvre digne des grandes expositions.

Il s'approcha un peu, installa son trépied et appuya sur le déclencheur. Voulant vérifier si l'éclairage et le cadrage lui convenaient, il jeta un oeil sur son écran pour constater encore une fois le vide total ; l'absence de sujet humain sur son cliché.

En levant les yeux, il fut horrifié de voir que l'homme qui était si près de lui n'y était plus, tout comme la dame qui avait disparu.

Il se demanda si il n'avait tout simplement pas des hallucinations. Peut-être que cette brume couvrant le parc, mêlée à toute cette histoire de disparitions provocait en lui un processus de suggestion mentale et qu'il se faisait lui même croire à ces dites disparitions.

D'ailleurs, toute cette brume poussiéreuse avait déposé dans sa lentille une fine couche de suie. Il sortit un chiffon et entreprit de le nettoyer. En se voyant dans la lentille, il eut l'impression que son visage avait pris la forme d'une tête de cheval.

Heureux de cette illusion qu'il associait aux ombrages des arbres environnants, il décida de mettre la minuterie et de prendre son propre portrait pour immortaliser cet effet tout à fait spécial. Près du pont, sous un lampadaire, un homme vêtu d'un burnous se tenait debout tenant d'une main une torche et de l'autre, un loup en laisse. L'homme l'observait.

Il se placa devant la caméra et au moment où l’appareil se décl...
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mardi 23 septembre 2008

Plein le Q de Stéphou-là !

Je prends une pause de travail, je le mérite de toutes façons car je travaille fort dans mon laboratoire à idées. Je ne pouvais pas passer sous silence cette sortie ridicule de notre premier ministre, cet imbécile heureux aux idéologies douteuses et rétrogrades.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080923/CPELECFED01/80923087/6488/CPACTUALITES

Quoi que peuvent en penser les membres du parti con-servateur, les artistes ne sont pas des fainéants. Et je ne crois pas que le citoyen moyen ne le pense non-plus.

Selon notre twit national qui manque visiblement de culture, les artistes s’amusent et font la grande vie à l’image des vedettes d’Hollywood. Ils ne contribuent pas à l’économie canadienne ni à l’essor de notre beau pays. Je crois sincèrement qu’il serait temps de faire sortir ce parti inculte, grossier et calqué sur le modèle «Bush» pour donner la place à un mouvement plus sensé et surtout adapté à l’époque dans laquelle nous vivons. L’avenir du Canada en dépend.

J’espère sincèrement que la symbolique des couleurs de notre drapeau ne devienne pas rouge et blanc pour sang versé et vide culturel.

En tant que graphiste travailleur autonome qui n’a que quelques heures de repos par semaine pour réussir à mener une vie décente avec des moyens respectables, (un être inutile qui fait de petits dessins sur un ordinateur selon les dires de mon propre premier ministre) je joins ma voix à tous les artistes du pays. Je réclame le respect de la part de nos dirigeants pour ces métiers nobles par lesquels se véhiculent la beauté, la langue et l’esprit d’un pays tout entier. J’espère au moins que monsieur Harper a un minimum de reconnaîssance pour les graphistes qui ont apposé sa face de clown sur les pancartes ornant nos rues. Car oui, les artistes sont aussi utiles à la campagne même de celui qui mord aujourd’hui la main qui le nourrit.

Monsieur Art-Peur sourit tout de même à pleine dents avec en bonus son regard vide et niais lorsque je lui envoie ma part d’impôts comme tous mes collègues artistes travailleurs autonomes qui ont du mal à joindre les deux bouts. Acteurs, chanteurs, auteurs, mixeurs et dessinateurs, créons une oeuvre sans Harper, créons un Canada ouvert et intelligent. Nous y avons droit comme n’importe qui.

Ce sont majoritairement les artistes qui bâtissent l’identité d’un pays qui est jusqu’à maintenant apprécié mondialement.

Un art-triste visuel
Strabéri

dimanche 7 septembre 2008

Le Corbeau et le Renard Part II : Raven returns

Une fable très connue, qui, à la sauce 2008
prend un tout autre sens... :


Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "

Le Corbeau, amusé et satisfait
répondit au renard niais :
« Mon cher ami, sachez que tout flatteur
dont la fausseté s’étend sans pudeur
se fait clouer son bec tôt ou tard
pris dans son propre traquenard. »
Il pensa en lui même en se marrant
et regardant le renard s’en repaîtant :
« Cette leçon vaut bien un fromage en effet,
surtout si celui-ci au Canada est fait...
et que dans une usine de viande fumée
...par la listériose a été contaminé ! »